Arts visuels : STARTER
02mar17h0002mai23h50Arts visuels : STARTER
Le spectacle en détails
Exposition collective Alumnis du CCA STARTER« Car le réel lui-même est un sursaut »
Le spectacle en détails
Exposition collective Alumnis du CCA
STARTER
« Car le réel lui-même est un sursaut »
CEIBA
Exposition visible du 03 mars au 02 mai 2026
à la Galerie Jean-Paul Césaire (la Véranda)
En entrée libre
Vernissage le lundi 02 mars 2026 de 17h à 21h
Dans le cadre du CEIBA, Starter présente des œuvres de 10 Alumnis, anciens étudiants du Campus Caraïbéen des Arts, issus de plusieurs promotions. Ces artistes aux expressions et techniques mutiples incarnent le futur des arts visuels caribéens, dans leur diversité.
Johann Capgras
Flavio Délice
Dylan Harrison
Hervé Lechar
Shaïda Madinska
Marc-Anthony Mésange
Brian Ozier
Sharna Sorhaindo
Anna Tatur
Diana Tuillier
Curation : Paola Lavra et Bruno Pédurand
« Ce que tressent ces doigts habiles et nerveux, la main parfois impatiente repoussant au loin la tête de l’enfant, quelque chose qu’on serre en dedans, qu’on emmaillotte, un arpège au-dessus de l’obscur ».
Monchoachi, Retour à la parole sauvage, 2023
« Starter », inauguration d’une collaboration entre les anciens étudiants du Campus caribéen des arts, réunit une jeune génération d’artistes caribéens et diasporiques qui, à partir de bribes de leur propre existence, composent une nouvelle partition, prêtent leur oreille au monde.
La dimension de l’Archipel, « ces sortes de diversités dans l’étendue, qui pourtant rallient des rives et marient des horizons » (Glissant, 1997) est au coeur de leur atelier d’artistes : un point d’appel, un lieu-carrefour, contre toute forme d’assignation à résidence.
Le dispositif du récit performe la « parole sauvage » de Monchoachi et met en scène des imaginaires et des paysages proches et lointains. Leur force est d’arriver, avec le matériau propre à chacun, à dire la souffrance et les recompositions possibles d’un espace fracassé, à partir de fragments de vies et de mémoires qui leur sont propres.
La direction commune ici, c’est la submersion de l’archipel, qui rompt constamment avec un geste et une pensée déjà forte parmi les intellectuels et les écrivains caribéens.
Les corps et les voix de ces ouvriers de l’à-venir se fondent dans la voix de Monchoachi, en donnant chair et os au verbe de sa poétique. Ce récit conjoint – va-et-vient entre le poète et les jeunes artistes – traverse les lieux d’exposition faisant écho aux voix submergées de l’histoire « sans cesse recommencée ».
Paola Lavra, co-curatrice

Horaire
Lieu
Galerie La Véranda