{"id":14539,"date":"2023-10-19T09:05:00","date_gmt":"2023-10-19T07:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tropiques-atrium.fr\/cinemartinique\/?p=14539"},"modified":"2023-10-19T12:29:28","modified_gmt":"2023-10-19T10:29:28","slug":"papa-djab-danser-la-chute-valerie-john-origine-kongo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tropiques-atrium.fr\/cinemartinique\/2023\/10\/19\/papa-djab-danser-la-chute-valerie-john-origine-kongo\/","title":{"rendered":"Papa djab, Danser la chute, Val\u00e9rie John, Origine Kongo."},"content":{"rendered":"\n<p>Si Mary et moi, devions \u00e9changer sur la critique de \u201cpalimpsestes d\u00e9coloniaux, \u00e0 la configuration cin\u00e9matographique\u201d ce serait sur les documentaires Papa djab : la face cach\u00e9e du masque, Mantj\u00e9 tomb\u00e9 s\u00e9 viv: danser la chute, Val\u00e9rie John : la femme indigo et Origine Kongo.<br>En prol\u00e9gom\u00e8ne, le documentaire Val\u00e9rie john : la femme indigo, r\u00e9alis\u00e9 par Laur Martin Hernandez et diffus\u00e9 sur les \u00e9crans en 2023, ne cesse de cultiver nos esprits sur le parcours d\u2019une artiste phare.<br>Quant \u00e0 Origine Kongo : 2023, la r\u00e9alisatrice Laura Chateney Rivauday, inclu la m\u00e9moire de la communaut\u00e9 Kongo, pour r\u00e9\u00e9crire l\u2019histoire carib\u00e9enne et changer les st\u00e9r\u00e9otypes : la conscience martiniquaise est majoritairement focalis\u00e9e sur l\u2019esclavage.<br>Pour Mantj\u00e9 tomb\u00e9 s\u00e9 viv : danser la chute, sortie en 2023, le cin\u00e9aste s\u00e9n\u00e9galo-antillais Wally FALL, cible un public malade ou proche de malades, pour une prise de conscience interg\u00e9n\u00e9rationnelle de la m\u00e9thode psychiatrique Fanonienne. En v\u00e9rit\u00e9, elle est contraire aux m\u00e9thodes traditionnelles qui d\u00e9favorise les indig\u00e8nes. Destin\u00e9 \u00e0 tout public et avec po\u00e9sie, le r\u00e9alisateur ne cesse de toucher le plus de monde, ext\u00e9rieur \u00e0 la Martinique, pour rompre avec les clich\u00e9s pathologiques.<br>Le film documentaire, Papa djab : la face cach\u00e9 du masque, r\u00e9alis\u00e9 par Christian For\u00eat et \u00e9dit\u00e9 au courant de f\u00e9vrier &#8211; mars 2022 est sp\u00e9cifique \u00e0 la culture martiniquaise. Il tente d\u2019\u00e9clairer les zones d\u2019ombres culturelles afin d\u2019informer la population.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement \u00e0 l\u2019instar de leur m\u00e9diatisation, nos premi\u00e8res impressions d\u2019\u00e9tudiantes se port\u00e8rent sur le titre. Leurs s\u00e9mantiques pr\u00e9pos\u00e9es, ont porter notre attention sur le d\u00e9roulement du synopsis dont Val\u00e9rie John : La Femme Indigo : la mise en valeurs de la femme, la s\u00e9miologie de la tribu africaine, mais aussi la reconnaissance d\u2019un travail furent de mise. Nous e\u00fbmes l\u2019impression qu\u2019un processus d\u2019impr\u00e9gnation du corps, de l\u2019\u00e2me de la femme s\u2019\u00e9tablirait dans la symbolique de la couleur bleu. L\u2019utilisation totale de la couleur devient son parti pris. Pourquoi cette couleur ? Le bleu devient l\u2019essence de cette femme ainsi que son histoire. Nous devinons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une artiste qui fait chaire, qui utilise et examine la couleur bleu indigo sous toutes les coutures pour raconter un processus profond, aussi bien<br>\ftechnique que spirituel. Nous pouvons croire que le bleu lui donne une certaine puissance. Elle s\u2019insurge \u00e0 travers l\u2019humanit\u00e9 comme \u00e9tant seule \u00e0 faire du bleu un artefact issu de la nature. Elle renouvelle le bleu indigo dans une autre dimension paradoxalement universelle, culturelle et personnelle. Elle exploite le g\u00e9nie humain par l\u2019exp\u00e9rimentation du bleu indigo et cela d\u00e8s la racine. Elle prend corps simultan\u00e9ment d\u00e8s l\u2019origine \u00e0 sa transformation puis de son utilisation \u00e0 ses effets sur l&#8217;\u0153uvre. Son message est-il culturel suis t&#8217;il le m\u00eame processus de la conception de ce bleu ?<\/p>\n\n\n\n<p>En outre le titre Origine kongo rappelle le retour aux origines par la visualisation du pays ou du fleuve Congo. Il exprime une nouvelle facette de l\u2019histoire et de l\u2019identit\u00e9 et un lien avec la terre matrice. Pourquoi l\u2019expression origine Kongo qui exclue, alors que la majorit\u00e9 des antillais sont afro descendants ? Cette communaut\u00e9 semble plus fi\u00e8re que les descendants d&#8217;esclaves que la soci\u00e9t\u00e9 coloniale a voulu annihiler. Il semble plus proche de la double identit\u00e9 : celle construite aux Antilles et celle issue d\u2019Afrique. N\u2019ayant pas connu l\u2019esclavage, ils d\u00e9construisent et rendent plurielle l\u2019histoire des communaut\u00e9s afro aux antilles. Sans cesse rattach\u00e9s aux produits de l\u2019esclavage par nos contemporains, je per\u00e7ois l\u2019image de la Cara\u00efbe autrement. Preuve que la m\u00e9diatisation de l\u2019histoire de la Cara\u00efbe a longtemps \u00e9t\u00e9 \u00e9crite et orient\u00e9 par \u201cL\u2019Homme Blanc\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus Mantj\u00e9 tomb\u00e9 s\u00e9 viv : danser la chute \u00e9voquant courage et bataille, nous rappelle que la vie est faite d\u2019al\u00e9as qui renouvellent des solutions n\u00e9cessaires aux d\u00e9veloppements intrins\u00e8ques. En effet les fautes permettent de rem\u00e9dier aux erreurs ou au mal \u00eatre. Souffrir fait aussi partie de la vie quand on veut \u00e9voluer. Ce film place l\u2019Homme dans une dimension m\u00e9taphysique \u00e0 travers un paradoxe : reprendre possession de ses \u00e9nergies positives pour combattre l\u2019annihilassent. Le titre d\u00e9dramatise le mal \u00eatre en lan\u00e7ant un message d\u2019espoir \u00e0 travers de nouvelle m\u00e9thode de soin psychiatrique bas\u00e9 sur le culturel. Le titre m\u00e9taphorique trahit un sujet psychique, r\u00e9solution d\u2019un probl\u00e8me, vivre apr\u00e8s les al\u00e9as.<\/p>\n\n\n\n<p>De surcro\u00eet, Papa djab, la face cach\u00e9e du masque symbolise l\u2019origine secr\u00e8te ou lointaine du masque. Pour Mary il s\u2019agissait d\u2019un personnage carnavalesque, o\u00f9 sa fonction, sa valeur, son histoire sont inconnus de l\u2019ensemble de la population. En fait, nous d\u00e9couvrons que ses attributs mystiques venus d\u2019Afrique la place en tant que divinit\u00e9 carnavalesque. Le sociologue martiniquais fera un voyage au S\u00e9n\u00e9gal pour tenter de d\u00e9manteler ses secrets et la cause de son initiation.<br>\fDeuxi\u00e8mement apr\u00e8s le visionnage des quatre films documentaires, nous pouvons donc relever des similitudes, notamment des th\u00e8mes et questions r\u00e9currents dans le bassin carib\u00e9en.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, les th\u00e8mes mis en lumi\u00e8re au sein des films documentaires sont l&#8217;identit\u00e9 et la spiritualit\u00e9. Ici, nous ne parlons pas seulement d&#8217;identit\u00e9 physique, mais \u00e9galement d&#8217;identit\u00e9 psychique, historique, culturelle voire artistique.<br>D&#8217;une part, certains se trouvent dans une d\u00e9marche de construction de leur identit\u00e9 \u00e0 l&#8217;instar de Origine Kongo, une construction bas\u00e9e sur des fragments d&#8217;histoires, de souvenirs, d&#8217;anecdotes issus d&#8217;ascendants et v\u00e9hicul\u00e9s dans les familles, ainsi que les recherches personnelles des protagonistes. Chacun expose son questionnement sur ses origines et tout ce que cela implique : r\u00e9putation et r\u00e8gles familiales, traditions et cultures, rejet et\/ou acception. La construction identitaire physique est profond\u00e9ment li\u00e9e aux patronymes purement africains tels que MASSEMBO, YOKESSA et KIMBOO. Alors que pour les noms francis\u00e9s, ce lien a \u00e9t\u00e9 ali\u00e9n\u00e9, brouill\u00e9. De plus, l&#8217;envie de savoir qui on est, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;on vient, qu&#8217;elle est notre histoire, notre h\u00e9ritage, incite Bernard (N&#8217;)DENDEL\u00c9 LECLAIRE \u00e0 faire la travers\u00e9e de Marie-Galante, en Guadeloupe au R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, et Vanessa GUY-TOUSSAINT \u00e0 faire le voyage de Sainte-Anne en Martinique au S\u00e9n\u00e9gal, en Afrique, continent souche. Toutes ces d\u00e9marches contribuent ainsi \u00e0 la cr\u00e9ation, la constitution et l&#8217;expression de l&#8217;identit\u00e9.<br>D&#8217;autre part, d&#8217;autres sont en pleine reconstruction identitaire apr\u00e8s des al\u00e9as et un parcours de vie qui s&#8217;est achev\u00e9 en perte de rep\u00e8res, en maladie mentale et psychiatrie. \u00c0 l&#8217;exemple de Mantj\u00e9 tonb\u00e9 s\u00e9 viv, les participants aux ateliers et rituels du B\u00e8l\u00e8 deviennent au fur et \u00e0 mesure des soign\u00e9s, des personnes renouant avec la libert\u00e9, la conscience, l&#8217;harmonie, la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. De fait, gr\u00e2ce \u00e0 la musique, l&#8217;expression corporelle, l&#8217;instrument divin et spirituel qu&#8217;est le tambour, ils trouvent une th\u00e9rapie alternative plus en ad\u00e9quation avec leur origine d&#8217;afro-descendants. D\u00e8s lors, l&#8217;art est un outil d&#8217;apaisement mental et spirituel, une arme dans la reconstruction de soi, dans l&#8217;acceptation du &#8220;moi&#8221; par soi-m\u00eame et les autres, la soci\u00e9t\u00e9. L&#8217;art insuffle l&#8217;\u00e9nergie positive n\u00e9cessaire \u00e0 chacun pour renouer avec la nature et les traditions ancestrales, pour recr\u00e9er une identit\u00e9 plus stable, pour se r\u00e9approprier et r\u00e9parer l&#8217;histoire, voire b\u00e2tir une nouvelle histoire, m\u00e9moire en rupture avec le pass\u00e9 colonial et donc une nouvelle vie aux facettes diff\u00e9rentes et nouvelles.<br>Dans le film documentaire Val\u00e9rie JOHN, la femme indigo, qui raconte la rencontre et le travail d&#8217;une plasticienne avec un \u00e9l\u00e9ment naturel, l&#8217;indigo, les th\u00e8mes d&#8217;identit\u00e9 et de<br>\fspiritualit\u00e9 y sont exploit\u00e9s en symbiose avec l&#8217;art. Cependant, par le biais du portrait documentaire de cette femme unique, nous assistons \u00e0 un renouveau et une reconqu\u00eate d&#8217;abord de l&#8217;indigo (plante, poudre, couleur, nuances, symbolique), puis de l&#8217;histoire et de l&#8217;identit\u00e9 de l&#8217;artiste. \u00c0 travers l&#8217;indigo et toute sa complexit\u00e9, nous comprenons l&#8217;artiste et ses \u0153uvres. Pour elle, cette couleur est &#8220;l&#8217;\u0153uvre de toute une vie &#8220;, c&#8217;est-\u00e0-dire le lien historique avec la traite des n\u00e8gres o\u00f9 nombre des anc\u00eatres africains ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9s au fond de l&#8217;oc\u00e9an, n&#8217;ayant pas surv\u00e9cu \u00e0 la travers\u00e9e. Et de ce fait, cela fait \u00e9cho \u00e0 ses origines, son attirance et son attachement \u00e0 l&#8217;Afrique, notamment le S\u00e9n\u00e9gal. D&#8217;ailleurs, \u00e0 chaque voyage vers le continent primaire, souche, la plasticienne n&#8217;est que nourrie et confirm\u00e9e dans son identit\u00e9 et ses choix artistiques, qui r\u00e9v\u00e8lent la richesse de notre &#8220;palimpseste&#8221;, nos strates, ce tissage qui nous forme.<br>Enfin, nous observons que l&#8217;identit\u00e9 peut aussi \u00eatre alt\u00e9r\u00e9e, influenc\u00e9e, soit positivement ou n\u00e9gativement, par un masque physique, physiologique ou artistique, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment le masque du diable rouge, commun\u00e9ment appel\u00e9 Papa Djab au carnaval martiniquais. En complicit\u00e9 avec le r\u00e9alisateur de ce dernier documentaire, nous &#8220;enqu\u00eatons&#8221; sur la ou les fonctions de ce masque fait de cornes et de miroirs que l&#8217;on retrouve similairement au S\u00e9n\u00e9gal. Alors qu&#8217;en Martinique ce masque, cette figure rel\u00e8ve une fonction culturelle, il rev\u00eat une fonction cultuelle en Afrique. N\u00e9anmoins, dans les deux espaces g\u00e9ographiques, on y attribue une forme d&#8217;initiation lors de son port, initiation o\u00f9 l&#8217;on forge son identit\u00e9 spirituelle guerri\u00e8re, &#8220;au c\u0153ur de la lutte entre le bien et le mal &#8220;. \u00c0 ce titre, nous pouvons inexorablement ajouter le lien \u00e0 l&#8217;anc\u00eatre et sa puissance protectrice.<br>Notre identit\u00e9 serait, semble-t-il, construite autour de nombreux param\u00e8tres, exp\u00e9riences et sources. Comme l&#8217;humain, l&#8217;identit\u00e9 &#8220;se m\u00e9tamorphose &#8220;, \u00e0 tous les niveaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du visionnage des films, nous nous sommes interrog\u00e9es sur le choix du support technique et audiovisuel, et son importance par rapport aux sujets et th\u00e8mes abord\u00e9s.<br>De prime abord, les quatre films sont des documentaires. Bien que l&#8217;on puisse d\u00e9finir globalement un documentaire comme \u00e9tant un film ayant un caract\u00e8re didactique ou culturel, visant \u00e0 faire conna\u00eetre un pays, un peuple, un artiste, un fait historique ou social, nous pouvons ainsi pr\u00e9ciser que c&#8217;est un film qui raconte, s&#8217;inspire et s&#8217;appuie sur le r\u00e9el. Alors que le film d&#8217;animation ne serait que fiction et divertissement, le film documentaire nous aident tr\u00e8s souvent, en tant que spectateurs, \u00e0 comprendre l&#8217;autre, le monde, l&#8217;histoire, la nature. Ce genre filmique permet, en outre, de s&#8217;engager car il attire notre attention sur certains sujets, ph\u00e9nom\u00e8nes et probl\u00e8mes humains, sociaux et\/ou plan\u00e9taires. \u00c0 cet \u00e9gard, le film<br>\fdocumentaire semble \u00eatre le support ad\u00e9quat afin de sensibiliser, d&#8217;informer, de toucher un grand nombre de spectateurs ne serait-ce que par le titre, de convaincre et d&#8217;initier une opinion, une prise de position, un choix. De m\u00eame, nos quatre documentaires, bien que r\u00e9alis\u00e9s par quatre r\u00e9alisateurs diff\u00e9rents de par leurs \u00e2ges, leurs origines, leurs styles, leurs exp\u00e9riences professionnelles, appartiennent \u00e0 plusieurs et m\u00eames cat\u00e9gories, m\u00ealant images d&#8217;archives (sc\u00e8nes du carnaval, vues de documents officiels anciens), entretiens (t\u00e9moignages, protagonistes, participants), enqu\u00eate ici et ailleurs (d\u00e9placements et voyages), gros et moyens plans sur les \u00e9l\u00e9ments artistiques, culturels, identitaires et leurs cr\u00e9ateurs.<br>Enfin, les documentaires se pr\u00e9senteraient comme les comptes rendus exacts et id\u00e9als, qui captiveraient les spectateurs du d\u00e9but jusqu&#8217;\u00e0 la fin.<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8mement, les similitudes des contenus des documentaires nous ont permis de d\u00e9celer leurs divergences dont le rythme et le paysage.<br>Le paysage peut devenir aussi signifi\u00e9 de l&#8217;espoir et effectue un parall\u00e8le avec l&#8217;Afrique telle que nous pouvons le voir dans Origine Congo. En effet, elle introduit la symbolique de la terre, d\u00e9livrance ancestrale de l&#8217;id\u00e9ologie antillaise. La vue sur la mer depuis un paysage antillais t\u00e9moigne de l&#8217;espoir d&#8217;un renouveau identitaire. Symbolique d&#8217;un manque et d&#8217;un d\u00e9sir de partir d\u00fb au poids de l&#8217;histoire. Du paysage Congo \u00e0 celui d\u2019Afrique du Sud, la finalit\u00e9 de la recherche de soi et l\u2019objectif du documentaire sont accomplis. Le paysage devient un parall\u00e8le entre deux terres et deux populations qui refusent l&#8217;oubli.<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, dans Papa Djab : La face cach\u00e9e du masque, la pr\u00e9sence du paysage, est quelque peu d\u00e9pourvue. Elle pr\u00e9sente plut\u00f4t un autre lieu pour \u00e9tablir un questionnement et lier l&#8217;Afrique \u00e0 la Martinique, mais toujours dans un objectif symbolique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&#8217;introduction du documentaire Val\u00e9rie John, la femme indigo, la vue sur la mer marque plut\u00f4t la s\u00e9paration entre l&#8217;Afrique et les Antilles. Le paysage marin devient le tombeau des plus grands \u00eatres. La couleur des c\u00f4tes africaines, pr\u00e9sent\u00e9e par la suite, est reprise dans le pigment de ses habits et font la protagoniste habiter l&#8217;espace. Elle \u00e9pouse l&#8217;Afrique aux Antilles.<br>\fMais dans Mantj\u00e9 tonb\u00e9 s\u00e9 viv&#8217; : danser la chute, le paysage est plut\u00f4t conducteur du film. Dans l&#8217;introduction, le paysage est un \u00e9l\u00e9ment, mais aussi un m\u00e9dium th\u00e9rapeutique et technique. Il est introduit dans chaque sous-partie du film.<br>L\u00e0, la nature est un instrument th\u00e9rapeutique, elle devient un des outils des m\u00e9thodes modernes pour se d\u00e9tacher des m\u00e9thodes coloniales o\u00f9 l&#8217;h\u00f4pital psychiatrique est construit pour ne pas g\u00eaner la soci\u00e9t\u00e9 de consommation.<br>De surcro\u00eet, le paysage est le processus de la s\u00e9mantique du film. La d\u00e9construction du paysage occidental normalis\u00e9 et stressant repr\u00e9sente la rupture de deux univers, l&#8217;un th\u00e9rapeutique, l&#8217;autre vecteur de maladie. La pl\u00e9nitude du paysage naturel pr\u00e9sente la th\u00e9matique du film dont la psychiatrie. Elle marque la m\u00e9taphore des diff\u00e9rentes pathologies des personnages, dont les bruits de caisse pour repr\u00e9senter le stress, la famille perdue insinu\u00e9e par le lignage des branches d&#8217;arbres. La nature contextualise la culture et est un lieu de rencontres, t\u00e9moins et faiseurs de liens.<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;autre part, Mary et moi avons remarqu\u00e9 que le rythme est utilis\u00e9 diff\u00e9remment dans chaque documentaire. Dont Papa Djab: la face cach\u00e9 du masque o\u00f9 le rythme des plans est moyennement court et impose un dynamisme qui rappelle la p\u00e9riode carnavalesque au profit de l&#8217;attention relev\u00e9e du public.<br>Paradoxalement, le ton po\u00e9tique de la voix off et de ses plans respectifs, nous invite \u00e0 voyager dans l&#8217;univers mystique de papa Djab.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, dans Origine Kongo, un rythme traditionnel s&#8217;adapte techniquement aux diff\u00e9rentes formes d&#8217;art telles que le chant, la danse, les proc\u00e9d\u00e9s filmiques, etc. Elle favorise la compr\u00e9hension du discours, de la s\u00e9miologie des racines g\u00e9n\u00e9tiques, et de l&#8217;esprit des personnages. Le rythme est en harmonie avec la musique de fond. Elle r\u00e9adapte les personnages dans leur milieu qui en laissant leur trace construisent l\u2019espace. Il d\u00e9finit les sous th\u00e8mes du documentaire et fait office de transition. Il adh\u00e8re aussi aux diff\u00e9rents plans.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le documentaire Val\u00e9rie John, la femme indigo, le rythme classique impos\u00e9 par les plans laisse le public observer le mondain aux d\u00e9placements rectilignes, mais aussi les \u0153uvres. Beaucoup de plans d&#8217;ensemble pr\u00e9sentent un rythme de pl\u00e9nitude et pr\u00e9sentent l&#8217;\u00e9mergence de l&#8217;art onirique de l&#8217;artiste.<br>\fMais pour le documentaire Mantj\u00e9 tonb\u00e9 s\u00e9 viv&#8217; : danser la chute, Le rythme utilise des temps longs, afin d&#8217;exprimer la transcendance de l&#8217;\u00eatre. Il use de travelling au rythme lent menant sur des gros plans qui m\u00e8nent l&#8217;action. La femme tanbouy\u00e9 pr\u00e9sente dans les s\u00e9ances de th\u00e9rapie repr\u00e9sente la voix du tambour. Les deux imposent un rythme apte \u00e0 contr\u00f4ler le mouvement des patients ainsi que leur esprit et \u00e9nergie.<br>Le rythme utilise aussi des temps longs, pour inciter et pour exprimer la d\u00e9couverte. Les contrepoints entre les mouvements du corps et le rythme des plans accentuent le mouvement et est signe de d\u00e9livrance, de d\u00e9couverte d&#8217;un autre soi au sein du groupe. Il d\u00e9senclave les clich\u00e9s du handicap. Rythme la voix narrative conductrice de la prise de conscience du film. Elle impose aussi la r\u00e9flexion qui est acteur de la s\u00e9mantique. Elle est t\u00e9moin donc d&#8217;un enjeu transg\u00e9n\u00e9rationnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, nous avons aussi appr\u00e9ci\u00e9 l&#8217;omnipr\u00e9sence de l&#8217;art \u00e0 vis\u00e9e sociologique.<br>Si dans Val\u00e9rie Jones, la femme indigo, les sous th\u00e8mes suivent les \u00e9tapes de la croissance des plantes, utile \u00e0 la cr\u00e9ation de l&#8217;indigo, cette couleur devient le parti pris qui cro\u00eet en elle. C&#8217;est ce pigment qui construit l&#8217;artiste et son art. L&#8217;omnipr\u00e9sence du bleu r\u00e9v\u00e8le un engagement politique et historique \u00e0 travers l&#8217;exploitation de la teinte. Les plans d&#8217;ensemble du documentaire permettent de mieux comprendre ces \u0153uvres qui cohabitent avec l&#8217;espace. Elle construit l&#8217;histoire par son art et d\u00e9finit la pan africanit\u00e9 comme solution \u00e0 la pan carib\u00e9anit\u00e9. Ainsi, elle inscrit son engagement politico-esth\u00e9tique dans la continuit\u00e9 de la diaspora afro-descendante, l&#8217;art fait exister notre conscience.<br>Pour Mantj\u00e9 tonb\u00e9, s\u00e9 viv&#8217; : danser la chute, l&#8217;art et la sociologie, \u0153uvre de la reconstruction. Ainsi les chants, les voix, les plans, la musique sont des outils artistiques pour d\u00e9coloniser les m\u00e9thodes psychiatriques et le mode de vie. La pluralit\u00e9 des formes d&#8217;art est la richesse d&#8217;une culture. L&#8217;omnipr\u00e9sence de l&#8217;art permet aussi de remplacer l&#8217;humain en tant qu&#8217;\u00eatre spirituel. Il s&#8217;agit d&#8217;une coupure entre argent et esprit bien s\u00fbr. Le but du documentaire est de d\u00e9truire les clich\u00e9s et la peur de l&#8217;handicap en Martinique. Ainsi, l&#8217;art est un domaine faisant le lien entre la pens\u00e9e du personnage et l&#8217;image.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, dans Origine Kongo, l&#8217;art est un outil de r\u00e9sistance identitaire. Il expose le fonctionnement et t\u00e9moigne de la volont\u00e9 d&#8217;exister d&#8217;une communaut\u00e9. Il r\u00e9v\u00e8le l&#8217;appartenance spirituelle \u00e0 une culture. Il reconstruit une identit\u00e9, une fa\u00e7on de penser, une<br>\f\u00e9ducation. Les valeurs africaines remodel\u00e9es sont transpos\u00e9es \u00e0 celles de la Martinique et de la Guadeloupe. Elle participe au cheminement de r\u00e9paration et il transgresse les clich\u00e9s de l&#8217;histoire. Ainsi, l&#8217;art permet de transformer le physique \u00e0 travers un masque, dont Guy Toussaint, qui devient l&#8217;un de ses anc\u00eatres Kongo. La transformation qu&#8217;elle effectue gr\u00e2ce au costume devient une th\u00e9rapie pour un mal-\u00eatre identitaire. Par ailleurs, les formes d&#8217;art sont aussi impr\u00e9gn\u00e9es dans le documentaire et permettent de faire comprendre davantage l&#8217;esprit de la tradition.<br>De m\u00eame pour Papajab, la face cach\u00e9e du masque, l&#8217;art et la sociologie. Sont utilis\u00e9s dans le cadre de la divination, de la l\u00e9gende de la Mysticit\u00e9. Les sujets, les personnages sont enti\u00e8rement artistiques. Les danses, les performances ont des vis\u00e9es spirituelles, elles sont genr\u00e9es et ritualis\u00e9es, mais aussi transmises. Le costume de papa Job est une divinit\u00e9 carnavalesque. Elle a pour r\u00f4le de lien de garde et de chasseur de mauvais esprits, Papa Djab est donc la continuit\u00e9 de la culture africaine en Martinique. O\u00f9 l&#8217;on utilise une transmission codifi\u00e9e. L&#8217;art fait partie int\u00e9grante de la culture. Dont la couleur qui symbolise une hi\u00e9rarchie.<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion, Marie et moi avons particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 le rendu technique accessible, mais aussi cette volont\u00e9 de cr\u00e9er des voies interstitielles entre les diff\u00e9rentes communaut\u00e9s pr\u00e9sentes dans les documentaires. Les \u00e9l\u00e9ments esth\u00e9tiques \u00e9taient synonymes de libert\u00e9 d&#8217;esprit, d&#8217;interpr\u00e9tation culturelle et historique, et tentaient de reconstruire le social et l&#8217;histoire pour mieux la comprendre. Malheureusement, nous pouvions y d\u00e9celer parfois de la violence symbolique. Mais nous nous sommes aussi questionn\u00e9es sur l&#8217;identit\u00e9 dont le retour aux origines o\u00f9 la pan africanit\u00e9 est une r\u00e9ponse \u00e0 la pan carib\u00e9anit\u00e9. En fait, les r\u00e9alisateurs ont tent\u00e9 de reconstruire l&#8217;histoire. Ces films sont charg\u00e9s de spiritualit\u00e9 et mettent en valeur le divin qui est pour nous un m\u00e9diateur d&#8217;\u00e9nergie. Mais aussi de protection de soi, donc, comme la fonction du masque ou la th\u00e9rapie pour soigner des mots de l&#8217;\u00eatre tels qu&#8217;en psychiatrie. En fait, tous ces \u00e9l\u00e9ments sont moteurs de vie et sujet de respect, car ils red\u00e9finissent la place de l&#8217;humanit\u00e9 au sein de la nature et au sein de la soci\u00e9t\u00e9 martiniquaise.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Mary Higgins, M\u00e9lisssa Janvion<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si Mary et moi, devions \u00e9changer sur la critique de \u201cpalimpsestes d\u00e9coloniaux, \u00e0 la configuration cin\u00e9matographique\u201d ce serait sur les documentaires Papa djab : la face cach\u00e9e du masque, Mantj\u00e9 tomb\u00e9 s\u00e9 viv: danser la chute, Val\u00e9rie John : la femme indigo et Origine Kongo.En prol\u00e9gom\u00e8ne, le documentaire Val\u00e9rie john : la femme indigo, r\u00e9alis\u00e9 par Laur Martin Hernandez et diffus\u00e9 sur les \u00e9crans en 2023, ne cesse de cultiver nos esprits sur le parcours d\u2019une artiste phare.Quant \u00e0 Origine Kongo &#8230; <\/p>\n<p class=\"read-more-container\"><a title=\"Papa djab, Danser la chute, Val\u00e9rie John, Origine Kongo.\" class=\"read-more button\" href=\"https:\/\/tropiques-atrium.fr\/cinemartinique\/2023\/10\/19\/papa-djab-danser-la-chute-valerie-john-origine-kongo\/#more-14539\" aria-label=\"Plus sur Papa djab, Danser la chute, Val\u00e9rie John, Origine Kongo.\">En savoir +<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14566,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[61],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.0 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Papa djab, Danser la chute, Val\u00e9rie John, Origine Kongo. - Cin\u00e9Martinique Festival<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/tropiques-atrium.fr\/cinemartinique\/2023\/10\/19\/papa-djab-danser-la-chute-valerie-john-origine-kongo\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Papa djab, Danser la chute, Val\u00e9rie John, Origine Kongo. - Cin\u00e9Martinique Festival\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Si Mary et moi, devions \u00e9changer sur la critique de \u201cpalimpsestes d\u00e9coloniaux, \u00e0 la configuration cin\u00e9matographique\u201d ce serait sur les documentaires Papa djab : la face cach\u00e9e du masque, Mantj\u00e9 tomb\u00e9 s\u00e9 viv: danser la chute, Val\u00e9rie John : la femme indigo et Origine Kongo.En prol\u00e9gom\u00e8ne, le documentaire Val\u00e9rie john : la femme indigo, r\u00e9alis\u00e9 par Laur Martin Hernandez et diffus\u00e9 sur les \u00e9crans en 2023, ne cesse de cultiver nos esprits sur le parcours d\u2019une artiste phare.Quant \u00e0 Origine Kongo ... 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